LE JEÛNE INTERMITTENT

Salut les guerriers ! 

Aujourd’hui nous allons nous intéresser au jeûne intermittent ou « intermittent fasting » en anglais ! Bonne lecture 😉

Le livre que j’ai lu sur le jeûne ! Très bien expliqué.

Le jeûne intermittent… Mais Quessessait ?

Il s’agit d’une restriction calorique complète sur une certaine durée prédéfinie où vous pouvez consommer seulement trois boissons à savoir l’eau, le thé ou le café. Cette variante du jeûne total s’appelle le jeûne hydrique.

Le jeûne intermittent est un MODE DE VIE et non un régime.

Mais pourquoi faire ce jeûne ?

Le jeûne intermittent est connu depuis des milliers d’années chez certains peuples et également dans plusieurs religions qui l’utilisent comme rite de purification. Il va permettre à votre corps de se purifier et de purger votre système digestif, d’activer vos défenses immunitaires sur autre chose que la digestion et donc combattre des maladies chroniques ou petits virus, éviter la sensation de fatigue, améliorer votre attention et encore bien d’autres…

Nous allons donc voir une liste de bienfaits du jeûne !

I. Prévention contre le diabète de type 2 :

Le diabète de type 2 est une maladie malheureusement assez commune de nos jours, il a pour effet d’élever le niveau de sucre dans le sang puisque le corps devient résistant à l’insuline. Il peut conduire dans les cas les plus graves à des lésions rénales.

C’est ici que le jeûne intermittent va jouer son rôle et réduire la résistance du corps à l’insuline.

Une fois que la résistance du corps à l’insuline baisse, le taux de sucre dans le sang réduit de façon significative. Il permet alors de réguler le taux de sucre et d’éviter les complications du diabète de type 2 dont les lésions rénales.

Chez les femmes, cela est plus compliqué d’après une étude faite auprès d’un groupe de femmes, plusieurs ont vu le contrôle de la glycémie s’aggraver.

II. Combat les radicaux libre :

Les radicaux libres sont des molécules instables apportées par l’oxygène. Ceux-ci sont des molécules seules qui cherchent à s’allier aux molécules voisines pour qu’elles deviennent des radicaux libres à leur tour et ainsi de suite…

Les radicaux libres sont la cause du vieillissement, de maladies auto-immunes et de beaucoup d’autres soucis de santé.

Le jeûne intermittent permet au corps d’être plus résistant aux radicaux libres et permet également au corps de se purifier et se détoxifier ce qui élimine une partie de ces cellules.

III. Permet une réparation des cellules :

Le fait de ne pas manger pendant un certain nombre d’heures va abaisser le niveau d’insuline et donc permettre une meilleure combustion des graisses du sang. A contrario, la testostérone va augmenter et permettre un accroissement du gain de masse musculaire et faciliter la perte de graisse. Il faut évidemment un minimum de 16 heures de jeûne pour voir apparaître ces bénéfices.

L’intestin est la pièce maîtresse des défenses immunitaires, quand celui-ci est au repos, le corps peut alors se concentrer à réparer d’autres lésions cellulaires, maladies chroniques ou petits virus hivernaux.

IV. Perte de poids :

Comme vu précédemment, le taux d’insuline baissant et le taux d’hormones de croissance (testostérone) augmentant, ceci va permettre au corps de brûler plus de graisses et surtout la masse adipeuse si difficile à perdre !

Par ailleurs, en privant votre corps d’un repas, vous effectuez une restriction calorique ce qui va vous permettre de perdre encore plus de masse graisseuse.

V. Prévention du cancer :

Les études disponibles sur ce sujet ont été faites sur des animaux, il y a encore peu de résultats sur des études ayant été faites sur des humains.

Cependant, le jeûne intermittent réduit significativement les concentrations de l’IGF-1, celui-ci pousse toutes les cellules à se multiplier, les cellules saines comme les cellules cancéreuses. Par ailleurs, plus on limite les radicaux libres et plus le corps se porte bien.

D’autres réactions du corps humain par rapport au jeûne intermittent sont à l’étude et il n’est pas impossible qu’on lui trouve d’autres bienfaits. 

Les études disponibles sont en bas de la page.

L’important est de respecter les horaires du jeûne et d’avoir un minimum de 16 heures de jeûne.

Comment faire un jeûne intermittent ?

Le jeûne intermittent le plus connu est le 16 / 8 : 16 heures de jeûne et 8 heures pour manger

Il existe le 17 / 7, 18 / 6, 19 / 5 … etc 

Plus le temps de jeûne est long, meilleurs seront les résultats sur le corps humain puisque celui-ci aura plus de temps pour l’auto-guérison.

Pour le 16 / 8 par exemple, vous mangez de 12h à 20h puis jeûnez de 20h à 12h 

Le corps humain a besoin de 30 jours pour s’habituer à un changement et 90 jours pour ancrer une nouvelle habitude vous allez donc avoir un peu de mal au début mais ne vous inquiétez pas si la sensation de faim se fait ressentir le matin pendant les premiers jours, celle-ci diminue peu à peu pour devenir une habitude ! 

Pourquoi le jeûne intermittent convient-il à l’homme plus qu’un petit déjeuner ? 

Rappelez vous de vos cours d’histoire et de ces images d’hommes habillés de peaux de bêtes qui allaient à la chasse avec leurs lances… Ils n’avaient pas possibilité de manger au réveil et devaient chasser ou cueillir avant de se nourrir. 

Au fur et à mesure de l’évolution de notre société, la nourriture étant abondante, les gens riches ont démocratisé il y a des centaines d’années le fait de prendre un petit déjeuner et ce mode de vie est entré dans les moeurs.

Seulement, de base nous sommes faits pour nous dépenser avant de manger comme le faisait nos ancêtres et les gargouillis que l’on peut entendre en se levant le matin ne sont pas les signes d’une faim, mais les signes envoyés par le corps pour nous prévenir qu’il se nettoie et se purge. 

Maintenant que vous savez tout sur le Jeûne intermittent, essayez le et regardez les bénéfices sur votre corps, les signes de fatigue ou l’amélioration de votre concentration… 

Vous pouvez trouver des dizaines de livres sur le jeûne intermittent ou le jeûne complet sur Amazon… c’est d’ailleurs ce que j’ai fait ! Bon jeûne à vous les guerriers :D.

Etudes disponibles :

1. Mattson, M. P. & Wan, R. 2005. Beneficial effects of intermittent fasting and caloric restriction on the cardiovascular and cerebrovascular systems. The Journal of Nutritional Biochemistry, 16, 129-137. 2. Tajes, M., Gutierrez-Cuesta, J., Folch, J., Ortuño-Sahagun, D., Verdaguer, E., Jiménez, A., Junyent, F., Lau, A., Camins, A. & Pallàs, M. 2010. Neuroprotective role of intermittent fasting in senescence-accelerated mice P8 (SAMP8). Experimental Gerontology, 45, 702-710. 3. Duan, W., Guo, Z., Jiang, H., Ware, M., Li, X.-J. & Mattson, M. P. 2003. Dietary restriction normalizes glucose metabolism and BDNF levels, slows disease progression, and increases survival in huntingtin mutant mice. Proceedings of the National Academy of Sciences, 100, 2911-2916. 4. Halagappa, V. K. M., Guo, Z., Pearson, M., Matsuoka, Y., Cutler, R. G., Laferla, F. M. & Mattson, M. P. 2007. Intermittent fasting and caloric restriction ameliorate age-related behavioral deficits in the triple-transgenic mouse model of Alzheimer’s disease. Neurobiology of Disease, 26, 212-220. 5. Anson, R. M., Guo, Z., De Cabo, R., Iyun, T., Rios, M., Hagepanos, A., Ingram, D. K., Lane, M. A. & Mattson, M. P. 2003. Intermittent fasting dissociates beneficial effects of dietary restriction on glucose metabolism and neuronal resistance to injury from calorie intake. Proceedings of the National Academy of Sciences, 100, 6216-6220. 6. Martin, B., Mattson, M. P. & Maudsley, S. 2006. Caloric restriction and intermittent fasting: Two potential diets for successful brain aging. Ageing Research Reviews, 5, 332-353. 7. Ahmet, I., Wan, R., Mattson, M. P., Lakatta, E. G. & Talan, M. 2005. Cardioprotection by Intermittent Fasting in Rats. Circulation, 112, 3115-3121. 8. Mager, D. E., Wan, R., Brown, M., Cheng, A., Wareski, P., Abernethy, D. R. & Mattson, M. P. 2006. Caloric restriction and intermittent fasting alter spectral measures of heart rate and blood pressure variability in rats. The FASEB Journal, 20, 631-637. 9. Varady, K. A., Bhutani, S., Church, E. C. & Klempel, M. C. 2009. Short-term modified alternate-day fasting: a novel dietary strategy for weight loss and cardioprotection in obese adults. The American Journal of Clinical Nutrition, 90, 1138-1143. 10. Katare, R. G., Kakinuma, Y., Arikawa, M., Yamasaki, F. & Sato, T. 2009. Chronic intermittent fasting improves the survival following large myocardial ischemia by activation of BDNF/VEGF/PI3K signaling pathway. Journal of Molecular and Cellular Cardiology, 46, 405-412. 11. Wan, R., Ahmet, I., Brown, M., Cheng, A., Kamimura, N., Talan, M. & Mattson, M. P. 2010. Cardioprotective effect of intermittent fasting is associated with an elevation of adiponectin levels in rats. The Journal of Nutritional Biochemistry, 21, 413-417. 12. Congrès de l’American College of Cardiology, 2-5 avril, New Orleans. 13. Johnson, J. B., Summer, W., Cutler, R. G., Martin, B., Hyun, D.-H., Dixit, V. D., Pearson, M., Nassar, M., Tellejohan, R., Maudsley, S., Carlson, O., John, S., Laub, D. R. & Mattson, M. P. 2007. Alternate day calorie restriction improves clinical findings and reduces markers of oxidative stress and inflammation in overweight adults with moderate asthma. Free Radical Biology and Medicine, 42, 665-674. 14. Halberg, N., Henriksen, M., Söderhamn, N., Stallknecht, B., Ploug, T., Schjerling, P. & Dela, F. 2005. Effect of intermittent fasting and refeeding on insulin action in healthy men. Journal of Applied Physiology, 99, 2128-2136. 15. Heilbronn, L. K., Smith, S. R., Martin, C. K., Anton, S. D. & Ravussin, E. 2005. Alternate-day fasting in nonobese subjects: effects on body weight, body composition, and energy metabolism. The American Journal of Clinical Nutrition, 81, 69-73.